Les villes féodales
Dans la renaissance urbaine qui a caractérisé les XIe et XIIe siècles en Bretagne,
l’influence des châteaux a été déterminante.
Erigés dans un souci défensif, ils ont rassemblé autour d’eux
des populations plus pacifiques.
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Les grandes forteresses créées aux Marches de Bretagne ont rapidement attiré commerçants et artisans, en raison de leur importance stratégique, de leur localisation sur des zones de contacts et d’échanges, et de l’installation de prieurés relevant pour la plupart d’abbayes. Les «bourgs castraux» ont aussi parsemé l’ensemble de la Bretagne, s’installant à l’ombre d’un château fort contrôlant une voie de passage. Etablies d’abord à proximité immédiate d’un carrefour, d’un gué, d’un pont, les mottes féodales et les agglomérations associées gagnèrent par la suite des sites naturels voisins mieux protégés, transformés ainsi en «roches fortes».
Là où le relief n’offrait pas de défense naturelle, l’art militaire des XIIe et XIIIe a permis la réalisation de remarquables dispositifs de fortification par l’eau, comme à Châtelaudren, Jugon-les-Lacs ou Malestroit.
Le saviez-vous ?
Avec près de 3 km de fortifications, Dinan présente la plus longue ceinture de remparts de toute la Bretagne.
Les villes féodales
Auray, Bécherel, Châteaubriant, Châteaugiron, Châtelaudren, Combourg, Concarneau, Dinan, Fougères, Guerlesquin, Guingamp, Hennebont, Jugon-les-lacs, La Roche-Bernard, Le Faou, Malestroit, Moncontour-de-Bretagne, Morlaix, Pontivy, Quintin, Rochefort-en-Terre, Vitré.


