Les cités toilières

De la fin du XIVe au milieu du XIXe siècle,

l’activité de la toile constitue un des secteurs économiques

les plus importants de Bretagne.

Photo 1 Les cités toilières Photo 2 Les cités toilières Photo 3 Les cités toilières Photo 4 Les cités toilières

Approfondir...

En gréant les flottes françaises et étrangères, plusieurs villes mettent le cap sur la prospérité !

Ce sont les grandes découvertes et l’essor des échanges maritimes internationaux qui trament l’implantation et le développement de l’activité. Celle-ci connaît son apogée à la fin du XVIIe siècle, en raison du formidable marché offert par la péninsule ibérique et le continent sud-américain.

Elle est perturbée au XVIIIe, par les conflits avec l’Angleterre qui contrôle les mers et qui constituait jusqu’alors, avec les Flandres, un débouché non négligeable. Elle s’écroule dans la deuxième moitié du XIXe, avec la disparition du marché espagnol et l’arrivée de l’industrie mécanique, dans laquelle la bourgeoisie bretonne n’a pas su investir.

Aujourd’hui, le passé textile de la Bretagne s’exprime au travers de noms de rue évocateurs et de superbes édifices fondés sur les libéralités de riches marchands. Un bâti surprenant a été érigé dans certaines localités désormais minuscules, à l’exemple, en milieu rural, des enclos paroissiaux.

Le saviez-vous ?

A Vitré, les commerçants qui exportent la grosse toile dite «de canevas» se regroupent au sein de la confrérie des Marchands d’Outre-mer. Leur richesse fait proliférer les maisons à pignon aigu et pans de bois.

Les cités toilières

Bécherel, Châteaugiron, Combourg, Dinan, Fougères, Josselin, Jugon-les-Lacs, Landerneau, Locronan, Malestroit, Moncontour-de-Bretagne, Morlaix, Nantes, Quimper, Quintin, Rennes, Saint-Malo, Vitré.